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Les armes de NucourtVous connaissez bien le blason de Nucourt avec sa belle couronne de murailles en pierres taillées et les quatre parties qui composent l'écu principal.
Le blason (histoire
et
signification).
Quel
nucourtois ne connaît pas le blason de Nucourt ? Aucun, bien
évidemment ! Mais en connaissez-vous la signification. Pour
répondre à tous ceux, nucourtois ou non, qui souhaite découvrir ou
en savoir un peu plus, nous reprenons ici un article du bulletin
annuel 2007 :
Le 10 novembre 1959, le conseil municipal approuve une initiative du maire de l’époque, Jean-Marc Gernigon, qui avait saisi messieurs Vasseur et Touret du Vigier d’un projet de création d’armoiries pour Nucourt. Peu de temps après, ce projet est adopté sur les bases du rapport établi par les experts. Le mieux, nous semble-t-il, est de vous le citer dans son intégralité.
« Nous avons étudié les armes de la commune de
Nucourt en conformité avec les traditions héraldiques et en accord
avec les décrets et instructions ministériels. Il importe, en
effet, de suivre d’abord, à cet égard, les usages acceptés,
parce qu’ils permettent de concrétiser dans les armoiries
municipales, tant anciennes que contemporaines, et s’il se
peut en même temps, l’étymologie de son nom qui souvent se
réfère à ses origines ou sa situation
géographique.
Pour
suivre l’histoire de Nucourt, nous nous sommes référés aux
textes qui relatent cette histoire :
-
Archives
départementales,
-
Archives de
la Société Historique et Archéologique de Pontoise et du
Vexin,
-
Manuscrits
Chevalier et Pihan de la Forêt,
-
Histoire de
la commune de Nucourt par G. Achenbach, édité à Magny en
1884.
L’Histoire héraldique et sigillographique de Nucourt
s’y concrétise par les armes de ses seigneurs successifs.
Nous trouvons à la suite :
1-
Une famille de
Berthelmont de Nucourt (au 14ème siècle) dont les armes
sont mal connues, sans doute composées d’un chevron
accompagné de trois oiseaux inidentifiés.
2-
La famille de
Granville (au 15ème siècle) dont les armes sont
d’azur à fasces d’argent (bleu à bandes
d’argent), accompagnées de six croisettes d’or, trois
en chef, trois en pointe.
3-
La famille de
Boulainvilliers (du 15ème au 17ème siècle)
dont les armes sont d’argent à fasces de gueules (argent à
bandes rouges).
4-
La famille Blondel de
Joigny-Bellebrune (au 17ème et 18ème siècle)
dont les armes sont de gueule à l’aigle d’argent,
becquée et membrée d’or (rouge avec aigle d’argent au
bec et pattes d’or).
5-
La famille de
Monthiers de Bois-Roger (à la fin du 18ème siècle) dont
les armes sont d’or à trois chevrons de gueules
(rouges).
Il
nous est apparu qu’à part les armes de la famille de
Berthelmont, qui sont incomplètes et d’ailleurs
conjecturales, toutes les autres armes devraient être retenues et
composées dans un écartelé qui allait de la première partition
(comme il est d’usage dans les armes composées de quartier
d’hérédité) indiquant, sans aucune ambiguïté, la chronologie
de ces familles qui ont successivement été en possession des
terroirs de Nucourt, et y ont construit les principaux
monuments.
Pour les faits
caractérisant la commune, nous en retiendrons au
principal :
1-
L’antiquité de la
commune qui ,dans un site très ancien peuplé dès l’époque
néolithique, a constitué à l’époque gallo-romaine, une
agglomération importante, dominée par une forteresse bien
localisée, marquée sur toutes les cartes géographiques (de la carte
de Cassini à la carte d’état-major) et qui se trouvait sur le
trajet de la voie romaine reliant le Vexin au
Beauvaisis
2-
L’existence
de très anciennes carrières de pierres à bâtir exploitant pour la
construction un calcaire blanc qui s’appareille
parfaitement.
(NDLR : certaines pierres de la cimaise de l’Arc de
Triomphe de Paris proviennent du "Banc Royal" de la carrière de
Nucourt).
La
couronne murale rappelle l’industrie locale de
l’extraction de la pierre de taille dans les carrières de
Nucourt.
Les
armes proposées et composées comme il a été indiqué, ci-dessus, se
liront donc comme suit : écartelé :
au
1er d’azur à une fasce d’argent, accompagné
de six croisettes d’or, trois en chef, trois en
pointe.
au
2ème d’argent à 3 fasces de
gueules.
au
3ème de gueule à l’aigle d’argent, becquée
et membrée d’or.
au
4ème d’or à 3 trois chevrons de
gueules.
L’écu
sera surmonté d’une couronne murale indiquant
l’existence d’une fortification ancienne d’une
part, et d’autre part, l’industrie
locale.
Signé Roland
Vasseur et Fernand Touret du Vigier »
Après quelques retouches, le projet, accepté par le conseil municipal, est transmis à monsieur le sous-préfet Lambert à Pontoise qui saisit la commission départementale d’Héraldique Urbaine. Cette commission approuve définitivement le dessin que nous connaissons le 8 février 1960. Il nous a semblé intéressant de laisser le texte dans toute son originalité même si, aujourd’hui, le point concernant le camp de César (en bleu dans le texte) est devenu inexact par les découvertes et fouilles récentes. Tous les autres points restent vrais.
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